Contre la chape antiraciste, LE LIBERTINAGE !
L’abrogation des lois liberticides deviendra-t-elle enfin un sujet de campagne lors de ces élections présidentielles et législatives ?
Il y a quelques mois, 19 historiens lançaient cet appel (auxquels se sont joints depuis des centaines d’autres historiens) :
Emus par les interventions politiques de plus en plus fréquentes dans l’appréciation des événements du passé et par les procédures judiciaires touchant des historiens et des penseurs, nous tenons à rappeler les principes suivants :
Il y a quelques mois, 19 historiens lançaient cet appel (auxquels se sont joints depuis des centaines d’autres historiens) :
Emus par les interventions politiques de plus en plus fréquentes dans l’appréciation des événements du passé et par les procédures judiciaires touchant des historiens et des penseurs, nous tenons à rappeler les principes suivants :
- L’histoire n’est pas une religion. L’historien n’accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabous. Il peut être dérangeant.
- L’histoire n’est pas la morale. L’historien n’a pas pour rôle d’exalter ou de condamner, il explique.
- L’histoire n’est pas l’esclave de l’actualité. L’historien ne plaque pas sur le passé des schémas idéologiques contemporains et n’introduit pas dans les événements d’autrefois la sensibilité d’aujourd’hui.
- L’histoire n’est pas la mémoire. L’historien, dans une démarche scientifique, recueille les souvenirs des hommes, les compare entre eux, les confronte aux documents, aux objets, aux traces, et établit les faits. L’histoire tient compte de la mémoire, elle ne s’y réduit pas.
- L’histoire n’est pas un objet juridique. Dans un Etat libre, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique. La politique de l’Etat, même animée des meilleures intentions, n’est pas la politique de l’histoire.
- L’histoire n’est pas la morale. L’historien n’a pas pour rôle d’exalter ou de condamner, il explique.
- L’histoire n’est pas l’esclave de l’actualité. L’historien ne plaque pas sur le passé des schémas idéologiques contemporains et n’introduit pas dans les événements d’autrefois la sensibilité d’aujourd’hui.
- L’histoire n’est pas la mémoire. L’historien, dans une démarche scientifique, recueille les souvenirs des hommes, les compare entre eux, les confronte aux documents, aux objets, aux traces, et établit les faits. L’histoire tient compte de la mémoire, elle ne s’y réduit pas.
- L’histoire n’est pas un objet juridique. Dans un Etat libre, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique. La politique de l’Etat, même animée des meilleures intentions, n’est pas la politique de l’histoire.
C’est en violation de ces principes que des articles de lois successives notamment lois du 13 juillet 1990, du 29 janvier 2001, du 21 mai 2001, du 23 février 2005 ont restreint la liberté de l’historien, lui ont dit, sous peine de sanctions, ce qu’il doit chercher et ce qu’il doit trouver, lui ont prescrit des méthodes et posé des limites.
Nous demandons l’abrogation de ces dispositions législatives indignes d’un régime démocratique.
Inutile de revenir sur le fait que le gouvernement "de droite" n'a éliminé qu'une seule de ces lois : celle du 23 février 2005 sur les rapatriés dont l’article 4 disposait simplement : « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord », sans aucune obligation, sanction ou empêchement d'évoquer une thèse contraire.
Hier, c’est un texte signé par 56 juristes qui a été publié, demandant également l’abrogation des « lois mémorielles » et des « dispositions visant, soit à interdire la manifestation d'opinions, soit à écrire l'Histoire et à rendre la version ainsi affirmée incontestable ».
Se plaçant d’un point de vue constitutionnel, ces juristes qualifient ces lois, « que les autorités compétentes se gardent bien de soumettre au Conseil constitutionnel », d’« abus de pouvoir du législateur » violant la constitution. Ils dénoncent « liste déjà longue de dispositions visant, soit à interdire la manifestation d'opinions, soit à écrire l'Histoire et à rendre la version ainsi affirmée incontestable », qu’il s’agisse des textes sur le génocide juif ou sur l'esclavage.
« Sous couvert du caractère incontestablement odieux du crime ainsi reconnu, le législateur se substitue à l'historien pour dire ce qu'est la réalité historique et assortir cette affirmation de sanctions pénales ».
Contraire encore à la constitution ces lois qui donnent vie au communautarisme quand la Constitution « s'oppose à ce que soient reconnus des droits collectifs à quelque groupe que ce soit, défini par une communauté d'origine, de culture, de langue ou de croyance ». Ces lois « violent également le principe d'égalité en opérant une démarche spécifique à certains génocides et en ignorant d'autres » et « la liberté d'expression, de manière disproportionnée, mais aussi et surtout la liberté de la recherche ».
Quels candidats aux prochaines élections, présidentielles et législatives, oseront, affronter les lobbies, et reprendre ce combat que partagent la majorité des historiens et des juristes ?
Publicité